Premier coup de pioche du CEVA

Il y a quelques siècles, Genève avait une position d’importance européenne. A la frontière entre pays du nord de l’Europe et pays du sud, des foires y voyaient défiler les commerçants. Depuis le milieu du 19ème siècle, le chemin de fer arrive à Genève. Il y est d’abord arrivé depuis Lyon. Puis, plus tard, depuis Lausanne. A cet instant, il apparait important de défendre la place centrale qu’occupe la ville. Une grande croix ferroviaire européenne, permettant de relier Paris à Rome via Genève doit voir le jour. Dans ce contexte, poser des rails en direction de l’Italie semble pertinent. Ce projet ne se fera jamais. La ligne Paris-Rome passera par le Simplon au lieu du Jura. Les voies de chemin de fer viennent pourtant jusqu’à la gare des Eaux-Vives. En 1912, plus proche de nous, une convention est signée entre l’Etat de Genève, la Confédération Suisse et les tous jeunes CFF afin de relier cette gare à Cornavin. Puis la première guerre mondiale éclate. Puis la deuxième. Puis c’est l’après guerre.
Un siècle plus tard, le 15 novembre 2011 plus précisément, après un referendum et malgré le fait que trois recours bloquent toujours le projet du côté de Champel, le chantier démarre enfin, à la Praille. La cérémonie dite « du premier coup de pioche » à réuni la crème de la crème politique locale. Le Conseil d’Etat au grand complet, accompagné de madame la Conseillère Fédérale Doris Leuthard. Une pléthore d’élus locaux, départementaux, régionaux, communaux ont aussi fait le déplacement. Comme de nombreux acteurs de la vie politique locale et le directeur des CFF en personne.
Les discours vont tous dans le même sens. Chacun salue la volonté de certains pour que ce projet d’importance pour Genève avance enfin. La situation est entendue. Un élu français annonce même, sous les applaudissements, que le financement de la partie française du tracé est garanti. Genève se plait à rêver.
Et si le temps de grands projets arrivait enfin, après des années d’immobilisme ? A quelques jours d’intervalle, l’extension de l’hôpital démarre; le réseau de tram se métamorphose et va jusqu’à Bernex, la Ville de Genève dévoile un projet pour la pointe de la Jonction. L’éco-quartier d’Artamis avance à grands pas et les Cherpines ont été déclassés pour construire du logement. L’extension de Bernex, tout comme celle de Meyrin sont sur les rails. Enfin les grands projets nés il y a plus de dix ans comme les Communaux d’Ambilly semblent prêts à démarrer. Peut-être que le temps des recours est terminé et que le développement de cette nouvelle « Métropole Lémanique » va dans le bon sens ? Genève se plait à rêver.
Dans l’après-midi, une nouvelle ferroviaire devait encore nous réjouir: il semblerait que le Pays de Gex ait envie de réaffecter sa ligne Divonne - Belgarde, avec une possible interface avec le tramway Genevois. Parfois, qu’il est bon de rêver, en ces temps moribonds!
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Yannick Bravo

Nouveautés sur le réseau TPG le 11 décembre 2011

Les TPG se refusent pour l’instant à communiquer les changements de parcours qui interviendront dès le 11 décembre. Le tram va aller jusqu’à Bernex mais de nombreuses lignes vont être modifiées. Voici, en avant-première, une partie des modifications prévues (données sous réserves).
Parcours modifiés :
  • Ligne de bus1 rallongée jusqu'au Petit-Bel-Air
  • Ligne 2 nouveau tracé à travers Onex (remplace la ligne 10, est remplacé par le tram 14)
  • Ligne 3 tracé entre Bel Air et Athénée modifié : passe par le pont du mont blanc et rive
  • Ligne 5 terminus de l'Hôpital supprimé : nouveau tracé par Rive, Terrassière, Malagnou et terminus à Thônex-Vallard Douane
  • Ligne 7 tracé entre Bel Air et Athénée modifié : passe par Place-Neuve / Croix Rouge
  • Ligne 9 : ligne prolongée de Cornavin aux Tours du Lignon (reprend le tracé de la 27)
  • Ligne 10 : desserte d'onex abandonnée (repris par la ligne 2). Nouveau tracé de Bel-Air à Rive (nouveau terminus)
  • Ligne 14 : Prolongée jusqu'a Bernex (au niveau du P+R à côté de la sortie autoroutière) reprend le tracé du 2 et de la 19.
  • Ligne 19 : Tracé depuis la jonction modifié en direction d'Onex, reprends le tracé de la ligne 10. Tronçon repris par le tram 14.
  • Ligne 21 : Ligne prolongée de Lancy-Pont-Rouge à Cressy (dessert Oney à la place de la ligne 20.)
  • Ligne K & L : Traversent maintenant le centre de Bernex en correspondance avec la ligne 47.
  • Ligne S : Reprend la desserte entre Sézenove, Lully et Confignon (abandonné par la L)
Nouvelles lignes :
  • Ligne 47 : Nouvelle ligne crée pour la desserte de Bernex
Lignes supprimées :
  • Les lignes de tram sont globalement réorganisée et quatre d’entre elles disparaissent de manière pure et simple : 13, 16, 17 et 18.
  • En outre, les lignes suivantes sont supprimées :
  • Ligne 20 : La ligne est supprimée (tronçon Louis-Hubert - Cressy repris par la ligne 21)
  • Ligne 27 : La ligne est supprimée (tracé Cornavin-Lignon repris par la 9, cornavin - thonex repris par la 5)

Qui peut, aujourd'hui, défendre le nucléaire ?

Avant Tchernobyl, on disais le nucléaire civil sûr. La catastrophe de Tchernobyl a eu lieu dans des conditions bien particulières : désactivation des mesures de sécurité, non-respect des procédures et communisme. La communauté internationale a cru ce que disaient les Hautes Autorités de l’époque : à savoir que des mesures ont été prises et qu’un tel incident est impossible.
Aujourd’hui, au Japon, nous faisons face à une situation nouvelle. Ce sont les éléments naturels, et non la menace terroriste, qui ont mis en pièce une centrale. Cela nous montre bien une vérité que certains n’ont pas arrêté de répéter. Personne ne peut garantir que ces incidents ne se reproduiront jamais. D’où le titre de l’article. Qui est-ce qui peut garantir, aujourd’hui et pour les 100’000 prochaines années que les centrales en activité ou en construction de par le monde ne font courir aucun danger aux populations? Combien d’accidents faudra-t-il pour qu’on reconnaisse que cette technologie, même si elle peut apparaître comme séduisante au premier abord, est beaucoup trop dangereuse pour être utilisée ?
Un réacteur nucléaire coûte environ 7 milliards de francs. Ne vaudrait-il pas mieux investir cet argent dans des alternatives énergétique ou pour promouvoir des mode de vie qui requièrent moins d’énergie?
Vous avez dit… neutre en carbone?
Et qu’on arrête de me dire que l’énergie nucléaire est « neutre en carbone ». Tout d’abord, l’uranium nécessaire à faire tourner les centrales est souvent extrait dans des conditions sociales et environnementales totalement inadmissibles, au vu et au su des grands groupes lobbystes pro-nucléaires (voir
ici ), Ensuite, la construction d’une centrale est très coûteuse en ressources. Ce sont des milliers de tonnes de béton et de ciment qu’il faut couler pour construire un réacteur, ce qui a un impact. Enfin, personne ne peut garantir de lieu de stockage totalement hermétique durant 100’000 ans afin de stocker les résidus de la fusion nucléaire.
Au vu de ces éléments, je me demande vraiment qui pourrait, honnêtement, défendre l’énergie atomique. Je me fait par contre une joie de lire vos futurs commentaires.

Pendant qu'en Afrique du Nord, on se bat pour la démocratie...

… En Suisse, il y a toujours 1 électeur sur 2 qui ne se prononce pas quand bien même on lui demande son avis.
Cherchez l’erreur.
Peut-être n’avons nous pas conscience ici de la chance que nous avons. Alors votez et Elisez en ces temps d’élections municipales.
bonne journée à tous!

Trop de démocratie tue la démocratie

Au risque de passer pour un anti-démocrate, je tenais à l’écrire quelque part. Trop de démocratie tue la démocratie.
On le voit, le peuple souverain n’a pas toujours raison. Minarets, délinquants sexuels, criminels étrangers dangereux… Un certain parti politique ne cesse d’augmenter sa popularité en usant de la stratégie du référendum comme arme de propagande. Comme souvent dans l’extrême droite, une réponse simple et facile à comprendre est apportée à un problème complexe généralement insoluble.
Dans une société qui va toujours plus vite, ou l’information fait le tour de la terre en quelques minutes, nous sommes tous informés en temps réel des braquages à Thônex, des petits enfants disparus ou des fusillades dans des écoles. Évidement ces problématiques touchent tout le monde et aucun parti n’ira ici défendre un violeur arabe multi-récidiviste qui ne paie pas ses PV, n’éteint pas la lumière en quittant une pièce et ne trie pas ses déchets.  Mais il faut voir que les « Initiatives UDC » comme on les appelle dans le milieu, ont l’art de ne pas résoudre le problème mais de monter la Suisse en porte-à-faux avec la communauté internationale a chaque occasion. Pour un pays qui se veut neutre, attractif, multiculturel et ouvert c’est un très mauvais message à faire passer.
Le droit d’un pays est subordonné à des conventions internationale et à des accords avec d’autres pays par exemple. En France, un conseil constitutionnel vérifie la validité de chaque nouvelle loi avec les textes de lois actuels et notamment la constitution. En Suisse, il manque ce garde fous.
Voter avec son cœur empêche de construire un système judiciaire équitable. Comment faire, dès lors, pour respecter les principes démocratiques et mettre en place des outils qui  limitent ou empêchent ce phénomène nouveau?